jeudi 1 mai 2008
dimanche 13 avril 2008
Ours fiction
voila la 1ere version de l'ours, le son est pas harmoniser, la lumière non plus, il manque plusieurs plans qui sont corrompus et que je dois reimporter de la camera d'eduardo et les effets ne sont pas encore mis. mais en gros c ca.
jeudi 10 avril 2008
dimanche 30 mars 2008
vendredi 28 mars 2008
lundi 24 mars 2008
Rapport de tournage du 22/03/2008
Nous avons sortis le matériel nécessaire la veille. L’équipe ainsi que les acteurs se retrouvent donc directement à la Place Carrée aux alentours de 8h20.
Nous n’avons qu’un lieu de tournage aujourd’hui, à savoir : le Waffle Factory où se déroulent nos scènes du café.
Quatre acteurs sont nécessaires pour jouer cette scène : Pierre, la femme et l’homme du café ainsi que la serveuse, que la serveuse du Waffle accepte d’interpréter.
Il s’agit de la scène où Pierre vient prendre son café matinal au café habituel. Ce qui l’est moins, c’est qu’une femme s’énerve contre un homme, à une table de ce café. Tous deux sont assis, nous n’avons pas vraiment d’indice précis sur le degré de leur relation. Pierre écoute, non sans rire un peu de la situation.
Début du tournage vers 9h05.
Nous tournons d’abord les plans avec Pierre : il se dirige vers le café, entre, dit « bonjour » etc… L’acteur interprétant ce personnage part aussitôt ses scènes tournées.
Nous finissons sur des plans du duo qui se dispute en caméra « monstruateur » puis en caméra de surveillance, ainsi que des prises de son d’ambiance du Waffle.
Fin du tournage vers 10h50.
Avant de nous séparer, nous rediscutons du dialogue entre les deux agents de sécurité qui se voit modifié par certaines de nos prises : les situations changent légèrement parfois comme lors de la dispute où nous avions prévu que l’homme s’en aille de lui-même or, c’est la femme qui le vire dans nos prises.
Rôles tenus par chacun des membres :
- Baptiste : réalisateur + homme du café
- Daniel : perchman
- Yann : cadreur + caméraman
- Fadila : 2nd assistante réalisateur + photographe plateau (prises de vidéos et de photos) + tenue du « clap »
- Cécilie : assistante réalisateur + scripte + figuration (cliente du Waffle durant la dispute)
Notre équipe n’a pu être au complet aujourd’hui mais nous nous sommes débrouillés avec ces imprévus de tournage.
Rapport de tournage du 20/03/2008 par Cécilie
Récupération du matériel nécessaire au tournage au Centre St Charles vers 9h15 par 4 des membres de notre équipe. Les horaires de chacun n’ont pas permis de tous nous retrouver à la faculté. Nous avons donc fait « en fonction de ».
Un problème au niveau du rendu du matériel par une autre équipe nous a fait perdre du temps : en effet, le matériel emprunté n’avait pas encore été rendu et l’aurait sans doute été vers 11h-12h, ce qui n’était pas vraiment envisageable pour nous. Mais en cherchant dans les réserves, les techniciens ont pu nous trouver ce dont nous avions besoin.
Les autres membres de l’équipe ainsi que 2 des 4 acteurs qui tournaient aujourd’hui attendaient à la Place Carrée de Châtelet les Halles. Nous nous sommes tous retrouvés là-bas. En attendant l’arrivée du 3ème acteur de la première scène que nous devions tourner, nous avons fait de rapides repérages afin de bien localiser le lieu de l’action et de visualiser le déplacement des personnages dans cet espace.
A noter qu’un des acteurs de notre film, bien que n’ayant pas de scènes à tourner en ce jour, a fait le déplacement afin de voir comment se passait le tournage.
Arrivée du 3ème acteur de la scène qui ne passera pas au niveau de l’entrée principale du centre commerciale mais à celui d’une annexe qui convient parfaitement.
Avec un décalage de planning, le tournage débute vers 11h. Nous commençons donc par la première scène du film. Pourquoi ? Parce que l’un des acteurs n’a qu’une scène à tourner aujourd’hui, à savoir, celle-ci, et qu’il a d’autres projets prévus ensuite. Plusieurs prises sont tournées, pour plusieurs points de vues notamment (panoramique gauche-droite, contre-plongée légère, plan fixe, travelling avant)
Scène de la rencontre entre Pierre, l’un des agents de sécurité et l’agresseur, qui pour le moment paraît innocent.
Pendant le tournage de cette scène, le 4ème acteur nécessaire aux prises de cette journée arrive.
Nous enchaînons avec une autre scène de Pierre, qui consiste à remonter une allée du centre commercial, avant de libérer l’acteur qui l’interprète.
Notre photographe plateau ne pouvant rester plus longtemps se retire.
Tournage des scènes en parking. Tout d’abord, celle de la femme au téléphone qui rejoint sa voiture, de petites courses à la main. Puis, celle du viol. A savoir : ces deux scènes sont simultanées. Nous abandonnons d’ailleurs la première pour nous focaliser sur la deuxième via un panoramique gauche-droite fondu avec un travelling avant.
Nous filmons ces deux scènes en caméra « monstruateur » ainsi qu’en caméra de surveillance : plusieurs points de vues donc.
Les deux interprètes du viol ainsi que l’acteur venu en tant que spectateur s’en vont.
Nous retenons encore notre actrice jouant la femme au téléphone pour trois scènes filmées en point de vue de caméra surveillance : une en parking, et deux à l’intérieur du centre qui se conjugue avec l’apparition de trois autres personnages de l’histoire : un homme au téléphone, un « pervers » et un autre homme, dit « du café » dont nous tournerons la scène samedi. Ces trois personnages sont interprétés par des membres de notre équipe.
Nous libérons notre actrice « femme au téléphone »
Pause déjeuner à 15h.
Le tournage avec les acteurs est achevé, il nous reste à prendre des plans de caméras de surveillance ainsi que des prises de son d’ambiance : notamment, allée bondée du centre commercial et bruits de voiture (claquement de portière, mise en marche du moteur, éloignement de la voiture) Pourquoi les bruits de voiture ? Parce que notre femme au téléphone est censée quitter le parking en voiture seulement, elle n’en avait pas. nous avons donc pris en décor, une voiture présente sur le parking, fait comme si elle en était propriétaire et qu’elle montait dedans.
Rendu du matériel à 17h40.
Anecdote : Nous avions des projecteurs ainsi qu’un réflecteur mais ne nous en sommes pas servis. La lumière naturelle du matin (l’entrée du centre commercial est largement vitrée) puis celle du centre commercial (allée) et du parking nous ont largement suffit.
Rôles tenus par chacun durant cette journée :
- Baptiste : réalisateur + homme du café en caméra de surveillance
- Fadila : seconde assistante réalisateur + tenue du « clap » + photographe plateau (prises de vidéos) + figurante dans plans de caméras de surveillance
- Daniel : cadreur + caméraman + perchman + homme au téléphone
- Yann : cadreur + caméraman + perchman + « pervers »
- Pauline : photographe plateau
- Jessica : scripte + figurante dans plans de caméras de surveillance
- Cécilie : perchman + assistante réalisateur + photographe plateau (prises de vidéos) + figurante dans plans de caméras de surveillance
A savoir aussi que nous avons régulé le passage des passants, et des voitures au parking lorsque nous n’étions pas pris par un autre poste ou que celui-ci nous le permettait.
vendredi 21 mars 2008
dimanche 16 mars 2008
Repérages et prises de vue façon caméra de surveilance
Acteurs et actrices de la fiction
Pierre : Joël Dirninger/Guillaume Clément
Paul : Arnau Le Hersan/Vince Bosco
La victime : Nicole Cordery (pas de doublure)
L'agresseur : Emmanuel Dorand (pas de doublure)
La femme du café : Elodie Camarata/France Renard
La femme au téléphone : Claire Tatin (pas de doublure)
lundi 10 mars 2008
Casting
mardi 4 mars 2008
Nouvelle version du scénario de la fiction
SCENARIO FICTION PROJET « SURVEILLANCE, APPARENCE »
version 2
Int. Matin. Allée du centre commercial
A l'entrée du centre commercial, plusieurs personnes entrent, rejoingnant la grande allée qui fait le tour de centre commercial. Parmi eux, PIERRE, un homme d'une trentaine d'année, vétu d'une chemise et d'une veste noire et portant un badge s'avance, sûr de lui. Une femme passe tout juste à côté de lui, allant dans la direction inverse, vers la sortie, suivie d'un homme, qui semble tendu, prenant la même direction. Dans la précipitation, il bouscule PIERRE.
L'HOMME
(en se retournant à peine) Pardon, excusez-moi.
PIERRE
Je vous en pris, il n'y pas de mal.
L'homme a déjà disparu. PIERRE continue d'avancer, normalement.
Dans la grande allée du centre commercial déjà bien fréquentée, PIERRE s'arrête à un café, et s'adresse au comptoir, à un serveur, qu'il connaît visiblement.
PIERRE
Salut, Marc. Comment tu vas ?
LE SERVEUR
(en lui serrant la main) Salut Pierre ! Ça va, très bien. Un café, comme d'habitude ?
PIERRE acquièce d'un léger hochement de tête. Il attend au comptoir, pendant que le serveur lui prépare le café. On entend, en son hors-champ, une discussion mouvementée entre un homme et une femme. PIERRE, curieux, détourne discrètement le regard et tend l'oreille.
Assis autour d'une table, devant deux tasses de café, une femme parle, ne laissant pas la parole à l'homme assis en face d'elle.
LA FEMME
Non, Fred. Tu sais parfaitement que le problème ne vient pas de moi. Et si on se retrouve dans cette situation maintenant, c'est parce que ton comportement nous a trahi...
L'HOMME
(tentant de se défendre) mais, non, je...
LA FEMME
Laisse moi finir ! Tu sais, il y a un moment où il faut prendre une décision. Et là, je dois serieusement en prendre une. Donc maintenant qu'est ce que je fait, moi ? Tu peux me dire ? Qu'est ce que je fait ? Je ne crois pas que je pourrais continuer à te faire confiance. C'est vraiment pas possible.
PIERRE affiche un sourire amusé. Le serveur apporte son café. Derrière, le couple continue sa discussion. PIERRE laisse tomber quelques pièces sur le comptoir.
PIERRE
Merci, Marc ! Bonne journée.
LE SERVEUR
Bonne journée.
PIERRE sort du café, en passe devant la table du couple.
Int. Matin. Bureau de surveillance
Deux agents de sécurité, JEAN et PAUL, sont assis devant le poste de contrôle, er regardent avec plus ou moins d'attention les écrans. PIERRE arrive, son gobelet de café à la main.
PIERRE
Bonjour.
JEAN
Ah, enfin ! Voilà la relève !
PIERRE s'approche des deux agents de sécurité et leur serre la main. JEAN se lève, et cède sa place à PIERRE, qui retire sa veste afin de se mettre à l'aise. Il s'installe sur le siège en face des écrans, juste à côté de PAUL. JEAN se dirige vers la porte.
JEAN
Bon, bonne journée à tous les deux ! Bon courrage.
PIERRE et PAUL remercient ce dernier, qui sort de la pièce. PIERRE regarde les écrans de surveillance puis regarde PAUL.
PIERRE
(avec une certaine ironie) Alors, des choses interessantes ?
PAUL
Non, rien à signaler. La journée commence doucement !
Devant les deux agents de sécurité, deux écrans affichent chacun une multitude de vidéos de surveillance de différents endroits du centre commercial, et un écran central affiche en plein écran l'une de ces vidéos. PIERRE regarde attentivement toutes les vidéos, recherchant visiblement quelque chose de précis. Puis son regard s'arrête sur l'une des vidéo, numérotée 24.
PIERRE
Paul, passe moi l'écran central sur la caméra 24 s'il te plaît...
PAUL
Ah, tu as quelque chose ?
Paul s'éxecute, et l'écran central affiche la vidéo de la caméra 24, montrant une allée du centre commercial, et une partie d'un café. PAUL, une main sur une manette de contrôle et le regard fixé sur l'écran central recadre la vidéo et tourne la caméra vers la café, en zoomant légèrement. On reconnaît le café dans lequel il s'est arrêté. Il centre la caméra sur le couple qu'il observait déjà au café, toujours installé autour de la table, continuant une conversation (que l'on n'entend pas).
PAUL
Ah, tiens. C'est qui, ceux là ?
PIERRE
C'est un couple, ils sont en train de s'engueuler depuis tout à l'heure ! Je te raconte pas tout ce qu'il se prend le mec ! Je sais pas trop ce qu'il lui a fait à celle là, mais c'est une folle ! Elle est enragée !
PAUL
(amusé) Ah oui, en effet ! Elle a l'air féroce ! Mais lui par contre, il dit rien, il se laisse faire ! Franchement, on doit pas se marrer tous les jours, chez eux !
La vidéo montre la femme parler en faisant des grands gestes nerveux. L'homme ne regarde pas la femme en face, les yeux fixés sur sa tasse de café.
PIERRE
Non mais c'est clair qu'il est dominé par sa femme ! C'est limite si elle le tient pas en laisse ! Regarde, il ose même pas la regarder en face.
La vidéo montre le couple, toujours à table, puis l'homme pronnonce quelques mots, se lève, et s'élloigne du café.
PAUL
Ah, il se barre, tient !
PIERRE
Ca y est, il a rompu ! Il a enfin osé lui dire qu'il en avait raz-le-bol !
PIERRE et PAUL semblent soulagés, comme s'il l'homme de la vidéo était le héros d'une série télvisée qu'ils suivaient depuis longtemps. PIERRE s'empare de la manette de contrôle, et déplace la caméra afin de suivre l'homme le plus loin possible, puis l'homme disparaît du cadre.
PIERRE
Passe sur la 25, vite.
PAUL appuie sur des boutons et la caméra 25 s'affiche sur l'écran central. Cette caméra est placée dans la continuité de l'allée. PIERRE fait pivoter la caméra en zoomant, cherchant l'homme surveillé parmi toute la foule, puis le trouve, en continuant de le suivre. L'homme marche vite, et slalome entre les passants.
PIERRE
Regarde-le, il est tendu ! Et complètement déséspéré !
PAUL
Bah tu m'étonnes, il vient de rompre avec sa femme ! Il est complètement bouleversé, le pauvre !
L'homme ralenti, puis entre dans une boutique, sortant ainsi du cadre.
PIERRE
On l'a perdu.
Ils attendent quelques secondes, esperant que l'homme qu'ils surveillent sorte de la boutique. La foule avance, des personnes entrent ou sortent des boutiques, d'autres sont assises sur des bancs.
PAUL
Tiens, regarde l'homme, là, assis sur le banc. Je l'ai déjà repéré ici. Il reste là pendant des heures, sans bouger, à observer les gens. Tu vois, il est en train de matter les filles dans la boutique en face. C'est le genre de type qui vient dans un milieu bondé rien que pour matter des filles. C'est un pervers.
PIERRE centre la caméra sur l'homme en question, qui, assis sur un banc, regarde droit devant lui.
PIERRE
Ouais, regarde ! Il matte celle-là, là-bas. La fille au téléphone.
L'homme assis sur le banc semble regarder une jeune fille qui passe, un téléphone portable à l'oreille. PIERRE recentre la caméra sur la jeune fille, et décide de la suivre. La fille avance rapidement, semble pressée. PIERRE jette un oeil à l'un des écrans divisés en plusieurs vidéos des différentes caméras du centre commercial, et cherche pendant un moment une vue interessante.
PIERRE
Passe sur la caméra 28.
PAUL affiche la caméra 28 sur l'écran central. La vidéo montre un coin moins fréquenté du centre commercial. PIERRE zoome avec sa manette pour s'approcher d'un homme, assis, un téléphone portable à l'oreille, qui semble attendre quelque chose.
PIERRE
Voilà ! Lui ! C'est sûrement avec lui qu'elle est au téléphone ! Elle doit le rejoindre, ils se sont donnés rendez-vous ici.
PAUL
Ah, tu les connais ?
PIERRE
Non, mais ça me semble évident, non ? Personne ne s'arrête jamais dans cet endroit du centre commercial. Sauf pour se retrouver pour un rendez-vous: c'est juste à l'entrée du parking. Et la fille, c'est sur qu'elle se dirige par là, sinon, où tu veux qu'elle aille, il n'y a plus rien après !
Dans la vidéo, l'homme se lève, raccroche son téléphone, et fait les cent pas. Quelques instants plus tard, la jeune femme au téléphone apparaît dans la cadre.
PIERRE
Tiens, tu vois, qu'est ce que je t'avais dit !
La jeune femme arrive près de l'homme, toujours au téléphone, puis le dépasse, se dirigeant vers la parking.
PAUL
(moqueur) Ah, oui, en effet ! Bravo, Quel flaire !
PIERRE
(se défendant) Oh, ça va, c'est juste pas la bonne fille ! Qu'est ce qu'on a comme caméra dans la parking ?
PAUL cherche sur l'écran de droite les caméras du parking. On voit alors, parmi toutes les vidéos, quelques unes montrant differents endroits du parking. Sur le caméra 32, la jeune femme se dirige vers la gauche, toujours le téléphone à l'oreille.
PAUL
Tient, elle est là, caméra 32.
Il passe la caméra 32 sur l'écran central. Sur l'écran de droite on aperçoit la caméra 32, avec la jeune fille qui se dirige vers la gauche, sortant presque du cadre, et attire notre attention sur la vidéo qui se trouve juste à côté. Cette vidéo, que les agents ne distinguent pas, nous laisse percevoir, derrirère un poteau, deux corps allongés au sol en mouvement. On distingue très mal ce qui ce passe. Pendant ce temps là, les agents continuent de surveiller la jeune femme qui se rend à son véhicule, aperçue depuis la caméra 33.
PIERRE
Bon bah, elle, elle est seule ! Elle vient faire les courses toute seule, un samedi, et elle rentre chez elle toute seule ! Tu vois, j'en suis sur qu'elle s'attendait à rencontrer un homme ici.
PAUL
Ouais, c'est bien possible. Peut être même qu'elle vient régulièrement, ici, dans l'espoir de rencontrer quelqu'un.
La caméra 33, sur l'écran central que regardent les deux agents, montre la jeune femme qui ouvre sa voiture. La même vidéo est diffusée sur l'écran de gauche. Juste à côté, la caméra 32, vide, et juste à côté, la caméra 31, avec le « couple » alongé au sol. Pendant que les agents sont occupés avec l'écran central, ils ne remarquent pas que l'une des deux personnes filmées par la caméra 31 semble se débattre, mais est dominée par la deuxième.
Int. Matin. Parking
une caméra de surveillance discrètement placée surplombe tout le parking.
La jeune femme est toujours au téléphone.
JEUNE FEMME
(au téléphone) Oui, mon chéri, aucun problème ! Bon je te laisse, je monte dans la voiture, là. A tout à l'heure... Oui, moi aussi je t'aime... Bisous.
La jeune femme raccroche, monte dans sa voiture, démarre, et s'en va. Le parking, vide, est maintenant presque silencieux. Mais de légers gémissements, étouffés, se font tout de même entendre.
Dans un coin reculé du parking, derrière un poteau, un homme, que l'on ne distingue pas vraiment, est allongé sur une jeune femme, qui tente de se débattre, mais ne peut pas vraiment bouger, victime de la force de cet homme, qui l'empêche de crier avec sa main.
Int. Matin. Bureau de surveillance
PAUL regarde attentivement l'écran de gauche, puis s'interresse à la caméra 31, qu'il affiche sur l'écran central. La vidéo ne permet de distinguer que des jambes en mouvement, allongées derrière un poteau.
PAUL
Ah, j'en ai une bonne, là ! La meilleure de la journée ! Regarde ça.
PIERRE
(intrigué) Non mais qu'est ce qu'ils font, là ?
PAUL
(amusé) Oh, je ne sais pas, mais ça ne nous regarde pas vraiment !
PIERRE
(avec serieux) Mais, on peut pas les laisser faire ! C'est un parking quand même ! Il ya du monde qui passe ! J'envoi immédiatement des vigiles.
PAUL
Mais non, arrête, il y a personne. Laisse-les s'amuser !
PIERRE
Mais tu es vraiment un pervers ! Change immédiatement de caméra!
PAULJe ne suis pas un pervers. C'est juste qu'on passe nos journées à rergarder des scènes banales, et que pour une fois qu'on peut s'amuser un peu, je ne vois pas pourquoi on n'en profitterait pas !
Int. Matin. Parking
Les gémissements de la victime, éttoufés par l'agresseur, s'emplifient. On peut entendre dans ces gémissements un mélange de pleurs et de tentative de cris.
A quelque mètres d'eux, en hauteur, une caméra de surveillance semble fixer la scène.
Int. Matin. Bureau de surveillance
PIERRE et PAUL sont toujours en train de se faire face, tandis que l'écran central affiche la vidéo du parking, et le « couple » dont les mouvements s'intensifient.
PIERRE
Tu es un pervers, et c'est tout ! On n'est pas là pour s'amuser, alors tu changes immédiatement de caméra, et on se remet au boulot ! Il peut se passer n'importe quoi dans le centre commercial pendant qu'on est tous les deux là, à regarder un couple faire quelque chose qui ne nous regarde absolument pas.
PAULBon, ça va, ça va. (insistant) Je ne suis pas un pervers. Je voulais juste m'amuser un peu. Et qu'est ce que tu veux qui arrive dans ce centre commercial ? Ca fait trois ans que je suis là, et trois ans que je m'emmerde parce qu'il ne se passe jamais rien !
PIERREEt bien c'est tant mieux. Alors maintenant, on va continuer à bosser, et on n'a rien vu, ok ? Alors fait moi le plaisir de changer tout de suite de caméra.
Int. Matin. Parking
Les cris de la victime sont beaucoup plus fort, même s'ils sont toujours éttoufés par l'agresseur. L'agresseur lute de plus en plus pour maîtriser la victime, qui se débat de toutes ses forces. La victime crie encore plus fort, bouge davantage. Puis l'homme sort un couteau. Il l'approche de la victime. La victime bouge encore plus. Elle crie à ne plus pouvoir respirer.
Puis la victime se taît. L'homme se relève. On le distingue mieux, il s'agit de l'homme qui a bousculé PIERRE au début. Il range son couteau.
Int. Matin. Bureau de surveillance
L'écran central affiche toujours la caméra 31, et on voit l'agresseur sortir du champ, prenant la fuite. PIERRE ne regarde pas l'écran, se frottant le visage, et PAUL, boudant dans son coin, a les yeux fixés sur l'écran de droite, le regard presque dans le vide. Puis PIERRE regarde l'écran, et intrigué, s'approche. Il tape sur l'épaule de PAUL puis lui montre l'écran, montrant le corps inerte de la jeune femme victime. Ils ouvrent de grands yeux horrifiés, le regard toujours fixé sur l'écran, incapables de bouger, ni de prononcer un seul mot.
Synopsis de la non-fiction (faux documentaire)
jeudi 28 février 2008
Possibilité d'une autorisation pour le Val d'Europe
Nous sommes actuellement en attente d'une réponse.





























